NOTRE PROJET POUR LA FRANCE  

Nos propositions 2027

Découvrez nos propositions autour de cinq grandes priorités : souveraineté, République, économie, transmission et progrès, pour construire l’avenir de la France.

NOS PROPOSITIONS

Une certaine idée de la France

Depuis plusieurs années, la France s’effondre dans tous les domaines. Notre économie s’affaiblit, notre appareil productif recule, la dette s’accumule, l’école ne remplit plus pleinement sa mission et l’État peine à assurer certaines de ses fonctions essentielles. À mesure que les difficultés s’additionnent, notre pays semble avoir perdu la capacité de fixer un cap et de tenir ses priorités.

Pourtant, la France dispose encore de tous les atouts nécessaires pour se relever : des travailleurs qualifiés, des entreprises de rang mondial, des savoir-faire industriels et agricoles, des infrastructures solides et une capacité d’innovation reconnue. Ce qui manque n’est pas le potentiel, mais une direction claire et la volonté de faire des choix.

Ce programme part d’une conviction simple : le redressement de la France est possible. Il suppose de reprendre le contrôle de nos frontières, de produire davantage, de mieux récompenser le travail, de recentrer l’État sur ses missions essentielles et de remettre l’école au cœur de notre avenir.

01 | immigration

Reprendre le contrôle des flux migratoires

Constat

En vingt-cinq ans, les flux d’immigration légale ont presque triplé. Le nombre de premiers titres de séjour délivrés aux ressortissants de pays tiers est passé d’environ 150 000 en 2000 à 377 000 en 2025, soit une hausse de plus de 150 %.

L’immigration a également changé de nature : aujourd’hui, seuls 13,5 % des premiers titres sont délivrés pour motif économique, L’immigration de travail, qui a joué un rôle majeur dans l’histoire migratoire française, est désormais minoritaire dans les nouveaux titres délivrés.

L’immigration irrégulière est elle aussi devenue incontrôlable : de 300 000 en 2006 à 700 000 en 2025.

Pour Oser la France, cette augmentation des flux traduit une politique migratoire devenue trop largement subie plutôt que choisie et rend plus difficile l’assimilation des nouveaux arrivants : plus les entrées sont nombreuses, plus la transmission de la langue française, de notre culture et de nos règles communes exige une politique claire et maîtrisée. Le travail n’est plus le principal motif d’admission, le droit d’asile doit être recentré sur sa vocation, le regroupement familial davantage conditionné et les décisions d’éloignement mieux exécutées.

La France doit reprendre la maîtrise de ses frontières et décider à nouveau de son immigration.

notre vision

Oser la France veut rendre à la Nation la maîtrise de sa politique migratoire. La France doit pouvoir décider qui elle accueille et à quelles conditions, selon ses besoins et ses capacités d’assimilation.

Notre politique migratoire doit privilégier le travail, les compétences et l’autonomie, recentrer l’asile sur la protection des personnes persécutées et sanctionner effectivement le séjour irrégulier.

trois propositions

1

Réinstaurer le délit de séjour irrégulier sur le territoire français

Se maintenir illégalement en France redeviendra une infraction pénale, en complément des procédures administratives d’éloignement. La délivrance de visas et une partie de l’aide au développement seront conditionnées à la coopération des États d’origine, notamment à la délivrance des laissez-passer consulaires nécessaires au retour de leurs ressortissants.

2

Faire examiner les demandes d’asile avant toute entrée en France

Les demandes d’asile devront être déposées exclusivement auprès des ambassades et consulats français à l’étranger. L’entrée sur le territoire au titre de l’asile n’interviendra qu’après acceptation de la demande.

3

Recentrer strictement le regroupement familial sur les revenus

Le regroupement familial sera réservé aux foyers disposant de revenus stables équivalents à au moins trois fois le SMIC, afin de garantir leur autonomie financière et de limiter le recours aux prestations sociales.

02  | production française

Refaire de la France une grande nation productive

Constat

La France ne produit plus assez. Elle conserve des fleurons dans le luxe, l’aéronautique, la défense, le ferroviaire ou le spatial, mais son appareil productif s’est considérablement affaibli.

Depuis plusieurs décennies, notre pays a progressivement abandonné des pans entiers de production courante. Hier le textile, aujourd’hui l’automobile et de nombreuses industries intermédiaires. Dans le même temps, les grandes puissances émergentes ont développé leurs propres capacités industrielles et technologiques et concurrencent désormais directement l’Europe.

Cette désindustrialisation a un prix : territoires fragilisés, déficit commercial durable, dépendance accrue aux importations, disparition de sous-traitants et perte de savoir-faire. L’agriculture connaît une évolution comparable : quelques productions d’excellence ne peuvent suffire à garantir notre capacité à nourrir le pays.

À force de renoncer à produire, la France a perdu bien plus que des usines et des exploitations : elle a perdu des filières, des compétences et une part de sa souveraineté.

Une grande nation ne peut pas se contenter de quelques fleurons. Il n’y a pas d’industrie de pointe sans base productive solide, ni d’indépendance sans capacité à produire.

notre vision

Oser la France veut rendre à notre pays sa puissance productive. Industrie et agriculture sont au cœur de notre prospérité, de notre souveraineté et de la vitalité de nos territoires.

La France ne peut pas tout produire, mais elle doit rester présente dans les grands secteurs productifs et stratégiques, des biens du quotidien aux technologies de pointe.

Notre ambition : refaire de la France un pays qui produit, innove et maîtrise son destin.

trois propositions

1

Retrouver un État stratège au service de la production française

Un fonds souverain français investira dans nos entreprises et filières stratégiques. Un statut d’« entreprise ancrée en France » donnera aux entreprises qui produisent sur le territoire un accès prioritaire à certains marchés publics et des allègements ciblés de charges.

2

Passer de la subvention à la commande publique

Dans les secteurs de haute technologie, l’État privilégiera des commandes et contrats de long terme à la dispersion des subventions. Comme dans la défense, il sélectionnera des entreprises sur des objectifs précis pour leur permettre d’investir, de recruter et de monter en gamme en France.

3

Former les compétences dont la France a besoin pour produire

Le statut des Universités doit être revu pour faire entrer les branches professionnelles dans les conseils d’administration. L’État fixera chaque année, avec les branches professionnelles, des objectifs de formation par filière en fonction des besoins réels de l’économie. Les places financées dans l’enseignement professionnel, technique et supérieur seront prioritairement orientées vers les secteurs en tension et stratégiques : industrie, énergie, numérique, bâtiment, agriculture. Les financements publics seront davantage liés aux débouchés, aux taux d’insertion et aux besoins de recrutement, afin de former davantage là où la France manque de compétences.

03  | pouvoir d'achat et travail

Redonner du pouvoir d’achat aux actifs et du sens au travail

Constat

En France, le travail coûte cher mais ne paie pas assez. Pour un salarié célibataire au salaire moyen, l’écart entre le coût total du travail et le revenu net atteint 47,2 %, soit le 3e niveau le plus élevé de l’OCDE. Une part considérable de ce que coûte un salarié à son employeur ne se retrouve donc pas sur sa fiche de paie.

Le reste à vivre est lui aussi de plus en plus contraint. Logement, énergie, assurances, télécommunications : près d’un tiers du revenu disponible des ménages est aujourd’hui absorbé par des dépenses pré-engagées.

Pour Oser la France, le débat sur le pouvoir d’achat ne peut donc pas se limiter à redistribuer davantage. Il faut permettre au travail de mieux rémunérer ceux qui l’exercent, recréer des emplois qualifiés et redonner aux actifs davantage de liberté dans l’utilisation de leur rémunération.

notre vision

Oser la France veut remettre le travail au cœur de notre modèle économique et social. La France doit recréer des emplois qualifiés et donner davantage de liberté aux entreprises et aux salariés pour augmenter les rémunérations.

Le travail doit garantir un meilleur reste à vivre, une protection sociale solide, une retraite et de vraies perspectives de promotion sociale. L’État, premier employeur du pays, doit lui aussi montrer la voie.

trois propositions

1

Permettre aux entreprises de mieux récompenser le travail

Les entreprises pourront verser chaque année des primes jusqu’à 10 % de leur masse salariale, exonérées de cotisations sociales, afin d’augmenter directement le salaire net.

2

Mobiliser les retraités pour accompagner les jeunes vers l’emploi

Les retraités volontaires pourront parrainer les jeunes entrant dans la vie active, leur transmettre leur expérience et leur réseau et faciliter leur insertion professionnelle.

3

Mobiliser les retraités pour accompagner les jeunes vers l’emploi

Les principales aides seront regroupées dans une allocation sociale unique plafonnée à 70 % du SMIC net et gérée par la DGFiP sous forme de crédit d’impôt. La solidarité doit être un tremplin vers l’emploi, jamais une rente.

04 | dépenses publiques

Réduire les dépenses publiques

Constat

La France vit durablement au-dessus de ses moyens. En 2025, le déficit public atteint 152,5 milliards d’euros, soit 5,1 % du PIB, et la dette publique 115,7 % du PIB.

Depuis 2017, la dette a augmenté de plus de 1 000 milliards d’euros. Elle représente désormais environ 51 000 euros par Français. Cette dérive réduit progressivement les marges de manœuvre du pays et alourdit le poids des intérêts dans les dépenses publiques.

La France dépend en outre largement des marchés pour financer cette dette : près de 55 % de la dette négociable de l’État est détenue par des non-résidents, soit plus de la moitié.

Pour Oser la France, la réponse ne peut plus être de compenser chaque déficit par de nouveaux prélèvements. La France doit réduire durablement ses dépenses et concentrer l’argent public sur les missions où l’État est réellement indispensable.

notre vision

Oser la France défend un État stratège et souverain, recentré sur ses missions essentielles. L’État doit passer d’une culture des moyens à une culture du résultat.

Sa mission est de faciliter, garantir et contrôler plutôt que de systématiquement se substituer. L’intelligence artificielle offre une occasion historique de simplifier l’administration et d’améliorer la qualité des services publics.

trois propositions

1

Redéfinir le périmètre de l’État pour économiser 100 à 120 milliards d’euros par an

La réduction de la dépense publique reposera d’abord sur une redéfinition claire des missions de l’État : renforcer les fonctions régaliennes et stratégiques, et supprimer, transférer ou rationaliser les interventions qui n’ont plus vocation à relever de lui. La décentralisation sera revue afin de supprimer les doublons entre administrations et réduire les effectifs de la fonction publique territoriale. Le Sénat consacrera 50 % de son activité législative à la simplification du droit et à la suppression des normes inutiles et des surtranspositions. Enfin, la politique du logement social sera réorientée pour favoriser l’accession à la propriété des locataires plutôt que l’extension continue du parc HLM.

2

Faire de l’IA un levier de transformation de l’État et de la société

L’administration devra viser 6 % de gains de productivité sur le quinquennat, soit 15 milliards d’euros d’économies par an, en automatisant les tâches répétitives et en redéployant les agents vers les missions à forte valeur ajoutée. Mais l’IA impose aussi d’anticiper une transformation profonde du travail : adapter l’école pour renforcer l’esprit critique, identifier les métiers appelés à disparaître ou à évoluer et organiser massivement la reconversion vers les compétences de demain.

3

Revoir la décentralisation pour supprimer les doublons territoriaux

Les Régions deviendront l’émanation des départements, chargées de coordonner leurs politiques plutôt que de constituer un échelon administratif supplémentaire. Les compétences seront clairement réparties entre communes, départements et État, avec pour objectif de réduire les doublons, les coûts de coordination et les effectifs de la fonction publique territoriale, pour 10 à 15 milliards d’euros d’économies par an.

05 | éducation

Combattre lucidement les maux qui rongent notre école

Constat

L’école française est dans une situation de crise sans précédent depuis les lois Ferry de 1881-1882. Les remises en causes répétées de l’autorité, le rejet de la transmission et le renoncement à l’émancipation par le travail ont conduit l’un des systèmes éducatifs les plus réputés dans une situation qu’il n’est plus permis d’ignorer. Alors que la dernière enquête PISA vient de livrer une énième attestation de la baisse de niveau de tous nos enfants et que près d’1,4 million de jeunes de 15 à 29 ans se trouvent en situation de NEET (ni en emploi, ni en études, ni en formation), l’état d’urgence éducative doit être décrété.

Les difficultés commencent dès les apprentissages fondamentaux. Lorsque 20 % des élèves de CP ne connaissent que 300 mots d’usage, là où un enfant devrait en maîtriser environ 2 000, lorsque nos CM2 font deux fois plus de fautes d’orthographe que leurs prédécesseurs d’il y a trente ans, lorsque la moitié des élèves de 6e se révèle incapable de dire combien il y a de quarts d’heure dans trois quarts d’heure, toute poursuite d’études est compromise.

Il y va de la survie même de notre nation car, sans un peuple instruit, il n’est point de démocratie, de développement économique et encore moins de grandeur.

notre vision

Oser la France veut refaire de l’école primaire le socle de toute réussite scolaire. Avant de multiplier les réformes du collège ou du lycée, l’école doit garantir à chaque enfant la maîtrise des fondamentaux : lire, écrire, compter, comprendre et apprendre à travailler.

Notre priorité sera donc de concentrer davantage de moyens, de temps et d’exigence sur le premier degré, afin que chaque élève entre au collège avec les connaissances et les habitudes nécessaires à la réussite de la suite de son parcours.

trois propositions

1

Rééquilibrer le budget de l’Éducation nationale en faveur du premier degré

Donner davantage de moyens aux écoles maternelles et primaires afin de permettre une meilleure rémunération des enseignants et de meilleures conditions matérielles d’apprentissage.

2

Revenir à une semaine de 27 heures sur quatre jours et demi à l’école primaire

Rétablir davantage de temps pour apprendre, avec deux véritables récréations quotidiennes de 30 minutes, contre 15 minutes actuellement. Apprendre exige du temps, de la régularité et de véritables temps de repos.

3

Recentrer les programmes sur les connaissances fondamentales

Faire de la lecture, de l’écriture et des mathématiques la priorité absolue de l’école primaire. Le français et les mathématiques disposeront d’horaires sanctuarisés et d’heures de renforcement pour les élèves en difficulté, quitte à réduire le temps consacré aux autres matières. Mieux vaut un programme resserré et maîtrisé qu’un enseignement dispersé et superficiel.

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