Chaque jour, le système onusien est mis à l’épreuve : enlèvement d’un chef d’État, menaces d’annexion du Groenland, frappes américaines contre l’Iran, retrait massif de Washington de nombreuses agences onusiennes. La paix par le droit s’efface. Il ne reste que la jungle. Trump n’est que l’aboutissement d’un choc initial survenu il y a trente-cinq ans : la chute de l’URSS. Les États-Unis ont alors compris que la Charte des Nations unies n’était plus indispensable dans un monde devenu unipolaire.
La guerre du Golfe, souvent présentée comme l’exemple du bon fonctionnement de la Charte, portait déjà les germes du délitement. Dès 1990, Washington agissait sans attendre réellement le Conseil de sécurité. À chaque crise, le droit s’adapte un peu plus aux ambitions américaines. En 1999, l’intervention au Kosovo fut légitimée a posteriori par la résolution 1244. Après le 11 septembre 2001, l’ONU reconnut le droit des États-Unis à agir au titre de la légitime défense. Avec l’Afghanistan, la « guerre juste » s’élargit dangereusement : la légitimité l’emporte sur la légalité.
Trump révèle brutalement un système conçu en 1945 par les États-Unis, puis progressivement abandonné depuis les années 1990. Comme l’a rappelé Jacques Attali, leur relation à l’Europe repose sur le rapport de force. Les États-Unis défendent le droit lorsqu’il sert leur stratégie, comme l’illustre le traité New START signé par Obama. Pour la France, l’enjeu est existentiel : nous avons besoin que l’ONU survive, car le Conseil de sécurité nous confère une influence que notre puissance réelle ne justifie plus. En revanche, dans un monde redevenu dangereux, nous n’avons aucun intérêt à brider notre dissuasion nucléaire.
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La formation professionnelle attire un tiers des élèves après la 3ᵉ, mais pour beaucoup, la réalité est celle d’une voie dévalorisée : absentéisme massif, décrochage, démotivation, faible insertion professionnelle. Malgré quelques filières d’excellence et de bonnes initiatives locales, le système est décrit comme en crise profonde, masquée par des taux de réussite artificiellement élevés aux diplômes.
Le cœur du problème serait l’orientation par défaut : des élèves peu motivés, insuffisamment formés en amont, sont dirigés vers la voie pro sans projet ni désir réel de métier. Cela alimente l’échec, la perte de sens et la dégradation de l’image de ces formations. Les solutions « techniques » ou idéologiques (rémunération des stages, discours sur la ségrégation sociale, recours aux mineurs étrangers) ne traitent pas les causes structurelles.
La tribune appelle à un redressement fondé sur la dignité, l’exigence et le mérite : mieux préparer l’orientation dès le collège, rendre la voie professionnelle désirable, renforcer la sélection, l’accompagnement et la discipline, et réconcilier formation professionnelle et économie réelle. Sans industrie forte, sans valorisation du travail et sans projet collectif autour des métiers, il sera impossible de redonner fierté et reconnaissance à l’enseignement professionnel.
Signée par Julien Aubert, Céline Imart, Valérie Boyer, Patrice Verchère, Sébastien Meurant et d'autres élus, cette tribune mérite votre attention !
Hérité de Napoléon, le lycée général a longtemps reposé sur un équilibre entre tradition et modernisation progressive. La réforme Blanquer engagée à partir de 2018 a profondément bouleversé ce modèle : fin des filières, parcours individualisés, contrôle continu et grand oral. Si les nouveaux programmes constituent un progrès, le résultat global apparaît largement insatisfaisant.
La réforme révèle en effet de nombreuses dérives : élèves insuffisamment préparés en amont, grand oral réduit à un exercice formel souvent appris par cœur, et surtout baccalauréat dénaturé par le contrôle continu. La pression sur les enseignants entraîne une inflation des notes, illustrée par un taux de réussite record (96% en 2025) malgré un niveau scolaire en baisse.
La tribune appelle à un retour à l’exigence : réarmement pédagogique dès le primaire et le collège, sélection assumée via un brevet renforcé et un baccalauréat national fondé sur des épreuves terminales. Le lycée à la carte pourrait être corrigé à la marge, notamment en rétablissant trois spécialités en terminale, afin de renouer avec un modèle plus cohérent et équitable.
Signée par Julien Aubert, Céline Imart, Valérie Boyer, Patrice Verchère, Sébastien Meurant et d'autres élus, cette tribune mérite votre attention !
Un nouvel ordre international se dessine à l'occasion de la présidence de Donald Trump. Un monde où les États-Unis considèrent qu'ils peuvent disposer à leur guise de l'Amérique. Un monde où la Russie aspire à reconstituer une zone d’influence et où la Chine affirme ses ambitions territoriales sur Taiwan et son contrôle de la mer de Chine méridionale.
Cette nouvelle organisation laisse apparaître une tripartition du monde où chaque superpuissance disposerait de sa sphère d’influence exclusive. Dans cette configuration, l’acteur le plus vulnérable du trio, la Russie, risque de se retrouver progressivement satellisé par Pékin, réduisant de facto le système tripolaire à un affrontement sino-américain.
Cependant, les États-Unis n'ont pas pour intention de se retirer des affaires mondiales. Après le Liban, le Hamas, la chute du régime iranien constituerait à son tour un moyen indirect mais puissant d’affaiblir le réseau de la Chine. Cette tripartition du monde n’est donc pas un équilibre stable, mais une transition vers un nouvel affrontement bipolaire sino-américain, où chaque mouvement régional s’inscrit dans une partie d’échecs planétaire.
Signée par Julien Aubert, cette tribune mérite votre attention !
La France figure désormais parmi les pays les plus endettés d’Europe, sans budget équilibré ni trajectoire crédible de redressement. Le risque d’une crise de la dette n’est plus théorique et expose directement épargnants et contribuables.
Dans ce contexte, la dette européenne apparaît comme une illusion : qu’elle soit contractée à Bruxelles ou à Paris, elle devra être remboursée. Les emprunts communs, notamment les 90 milliards d’euros destinés à l’Ukraine, reviennent à des transferts déguisés dont une part importante pèsera sur la France.
Cette logique reporte les charges sur les générations futures, fragilise le respect des traités européens et marginalise les parlements nationaux. L’endettement commun ne règle pas les déséquilibres structurels et constitue une fuite en avant politique et financière.
Signée par Julien Aubert, Jean-Michel Naulot et Jean-Éric Schoettl, cette tribune mérite votre attention !
La capture de Maduro par les États-Unis pose un problème de fond : elle viole la souveraineté d’un État et les règles d’immunité des chefs d’État.
⚖️ Ni le jus cogens ni les droits humains ne constituent un fondement juridique à une telle opération.
🌎 Substituer la légitimité morale à la légalité internationale crée des précédents dangereux, affaiblit le droit international et expose les puissances moyennes.
Le droit international est imparfait, mais son affaiblissement n’est jamais sans conséquences.
Signée par Julien Aubert, cette tribune mérite votre attention !