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Accès à l’enseignement supérieur : sélection par l’échec ou échec de la sélection ?

Accès à l’enseignement supérieur : sélection par l’échec ou échec de la sélection ?

La France affiche un accès massif à l’enseignement supérieur, avec un taux d’acceptation parmi les plus élevés de l’OCDE. Mais derrière ce chiffre se cache une réalité plus brutale : dès la première année, une grande partie des étudiants décroche. Amphis surchargés, encadrement limité, orientation parfois floue… Beaucoup se retrouvent en difficulté ou réalisent trop tard qu’ils ne sont pas à leur place. Le système laisse entrer presque tout le monde, mais ne garantit pas la réussite.

Julien Aubert : « Une primaire ouverte ne résoudra rien, elle aggravera tout »

Julien Aubert : « Une primaire ouverte ne résoudra rien, elle aggravera tout »

Une primaire ouverte est souvent présentée comme une solution démocratique pour départager les candidats et créer une dynamique collective. En réalité, elle risque surtout d’exacerber les divisions existantes, en exposant publiquement les rivalités, les fractures idéologiques et les ambitions personnelles. Loin de rassembler, ce type de processus tend à affaiblir le camp qui y recourt, en laissant des traces durables après la compétition et en compliquant le rassemblement autour du vainqueur.

« TRIBUNE – Jungle Bell » – par Julien Aubert

« TRIBUNE – Jungle Bell » – par Julien Aubert

Chaque jour, le système onusien est mis à l’épreuve : enlèvement d’un chef d’État, menaces d’annexion du Groenland, frappes américaines contre l’Iran, retrait massif de Washington de nombreuses agences onusiennes. La paix par le droit s’efface. Il ne reste que la jungle. Trump n’est que l’aboutissement d’un choc initial survenu il y a trente-cinq ans : la chute de l’URSS. Les États-Unis ont alors compris que la Charte des Nations unies n’était plus indispensable dans un monde devenu unipolaire.

La guerre du Golfe, souvent présentée comme l’exemple du bon fonctionnement de la Charte, portait déjà les germes du délitement. Dès 1990, Washington agissait sans attendre réellement le Conseil de sécurité. À chaque crise, le droit s’adapte un peu plus aux ambitions américaines. En 1999, l’intervention au Kosovo fut légitimée a posteriori par la résolution 1244. Après le 11 septembre 2001, l’ONU reconnut le droit des États-Unis à agir au titre de la légitime défense. Avec l’Afghanistan, la « guerre juste » s’élargit dangereusement : la légitimité l’emporte sur la légalité.

Trump révèle brutalement un système conçu en 1945 par les États-Unis, puis progressivement abandonné depuis les années 1990. Comme l’a rappelé Jacques Attali, leur relation à l’Europe repose sur le rapport de force. Les États-Unis défendent le droit lorsqu’il sert leur stratégie, comme l’illustre le traité New START signé par Obama. Pour la France, l’enjeu est existentiel : nous avons besoin que l’ONU survive, car le Conseil de sécurité nous confère une influence que notre puissance réelle ne justifie plus. En revanche, dans un monde redevenu dangereux, nous n’avons aucun intérêt à brider notre dissuasion nucléaire.

Signée par Julien Aubert, cette tribune mérite votre attention !
Le cœur du problème serait l’orientation par défaut : des élèves peu motivés, insuffisamment formés en amont, sont dirigés vers la voie pro sans projet ni désir réel de métier. Cela alimente l’échec, la perte de sens et la dégradation de l’image de ces formations. Les solutions « techniques » ou idéologiques (rémunération des stages, discours sur la ségrégation sociale, recours aux mineurs étrangers) ne traitent pas les causes structurelles.

La tribune appelle à un redressement fondé sur la dignité, l’exigence et le mérite : mieux préparer l’orientation dès le collège, rendre la voie professionnelle désirable, renforcer la sélection, l’accompagnement et la discipline, et réconcilier formation professionnelle et économie réelle. Sans industrie forte, sans valorisation du travail et sans projet collectif autour des métiers, il sera impossible de redonner fierté et reconnaissance à l’enseignement professionnel.

Signée par Julien Aubert, Céline Imart, Valérie Boyer, Patrice Verchère, Sébastien Meurant et d’autres élus, cette tribune mérite votre attention !

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