Cliquez pour visualiser la tribune du 17/04/2026

La France se retrouve dans une situation paradoxale, avec une électricité parmi les plus décarbonées d’Europe, mais aussi l’une des plus chères. Ce décalage révèle un problème de choix politiques plus que techniques. En quelques années, un modèle fondé sur le nucléaire et l’hydraulique, stable et souverain, a été progressivement remplacé par une stratégie jugée plus coûteuse, moins fiable et davantage dépendante.
L’énergie ne peut pas être réduite à une simple logique de marché : elle touche directement au pouvoir d’achat, à la compétitivité et à l’indépendance du pays. Cela suppose de faire des choix clairs, notamment en relançant une ambition nucléaire forte, en prolongeant les installations existantes, en construisant de nouveaux réacteurs et en investissant dans des technologies de long terme. Dans ce cadre, les énergies renouvelables électriques seraient repositionnées comme un complément, tandis que d’autres leviers, comme le biométhane ou certains usages ciblés de l’hydrogène, pourraient contribuer de manière plus stratégique.
Au-delà des solutions techniques, c’est une question de cap. La politique énergétique doit redevenir un outil de souveraineté assumé, fondé sur des décisions lisibles, une vision industrielle cohérente et une prise en compte des réalités économiques et sociales. Sans cela, la transition restera fragile, coûteuse et difficilement acceptable, alors même qu’elle devrait être un levier de puissance et de stabilité pour l’avenir.
Signée par Julien Aubert, cette tribune mérite votre attention !
