Cliquez pour visualiser la tribune du 02/04/2026

La France affiche un accès massif à l’enseignement supérieur, avec un taux d’acceptation parmi les plus élevés de l’OCDE. Mais derrière ce chiffre se cache une réalité plus brutale : dès la première année, une grande partie des étudiants décroche. Amphis surchargés, encadrement limité, orientation parfois floue... Beaucoup se retrouvent en difficulté ou réalisent trop tard qu’ils ne sont pas à leur place. Le système laisse entrer presque tout le monde, mais ne garantit pas la réussite.
Depuis des décennies, la question de la sélection reste taboue, malgré des constats répétés sur ses effets. Les tentatives de réforme ont souvent échoué face aux oppositions politiques et sociales. Plus récemment, Parcoursup a amélioré l’organisation des admissions, sans régler le fond du problème : une orientation imparfaite, où l’on classe les candidats sans réellement pouvoir sélectionner, et où certaines filières accueillent par défaut des étudiants mal préparés.
L’enjeu est donc de repenser en profondeur l’accès à l’université pour éviter cet échec massif. Cela passe par un baccalauréat plus exigeant, une meilleure prise en compte des résultats finaux dans l’orientation, et des critères d’admission adaptés aux exigences des formations. L’objectif n’est pas de fermer les portes, mais d’accompagner chacun vers un parcours cohérent, quitte à prendre plus de temps, afin de transformer un système subi en véritable trajectoire de réussite.
Signée par Julien Aubert, Céline Imart, Valérie Boyer, Patrice Verchère, Sébastien Meurant et d'autres élus, cette tribune mérite votre attention !
https://atlantico.fr/article/decryptage/acces-enseignement-superieur-selection-par-echec-ou-echec-de-la-selection-oser-la-france-julien-aubert
